Le Chef de l’Etat préside le 10ème congrès ordinaire du Rassemblement Populaire pour le Progrè
Thursday, 04 March 2010
Le Chef de l’Etat M. Ismaïl Omar Guelleh, a présidé aujourd’hui au Palais du peuple les travaux du 10ème congrès ordinaire du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP), en présence des principaux dirigeants, cadres, militants et sympathisants du parti.
A son arrivée au Palais du peuple, le Président de la République a été accueilli par le Premier ministre, M. Dileïta Mohamed Dileïta, ainsi que par le Secrétaire général du RPP également Président du parlement, M. Idriss Arnaoud Ali.
L’ancien Premier ministre de Djibouti et Président d’honneur du RPP, M. Barkad Gourad Hamadou, l’épouse du Chef de l’Etat et Présidente de l’UNFD, Mme Kadra Mahamoud Haïd, de même que tous les dirigeants des principaux partis de la coalition de l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP), ont assisté à l’ouverture de ce congrès de deux jours du parti au pouvoir.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le Secrétaire général du RPP, M. Idriss Arnaoud Ali, a indiqué d’emblée que « c’est sans contexte la situation politique qui fera l’actualité de notre pays durant les semaines et les mois à venir ».
« Ce Congrès, a-t-il dit, représente une occasion propice pour que nous tenions le langage de la vérité sur ce qui fait aux yeux de certains, la controverse. Je parle bien entendu de la révision de la Constitution ».
La loi fondamentale de notre pays prévoit en son article 87, une disposition relative à la révision. Depuis son entrée en vigueur en 1992, la Constitution a été révisée à deux reprises en vue d’intégrer des changements importants qui sont de nature à renforcer et améliorer le bon fonctionnement de nos institutions républicaines », a-t-il affirmé.
Tout en reconnaissant que la constitution organise « le fonctionnement de notre pays et à ce titre, mérite un respect total et une protection particulière », M. Arnaoud a insisté sur le fait que si « la révision de la Constitution obéit à des règles strictes pour prévenir les éventuels abus, elle n’est pas pour autant défendue ».
Pour le Secrétaire général du RPP, « s’interdire cette possibilité, c’est refuser le changement et le progrès ! C’est aller contre l’expression de la volonté populaire «. M. Idriss Arnaoud a annoncé que « la reforme de la Constitution que nous proposons, ne saurait être une reforme partisane ».
« Elle sera, a-t-il martelé, le fruit d’un travail collectif où les membres des différents partis de l’UMP, réunis dans une Commission technique créée à cet effet, discuteront des modalités de révision de la Constitution, laquelle ne concerne pas uniquement la durée du mandat présidentiel, mais se veut une révision globale touchant à de nombreux autres points ».
Le Secrétaire général du RPP a prévenu néanmoins que cette reforme « ne se fera pas en catimini, mais dans le strict respect de notre législation. Ce respect qui découle du principe d’indépendance de notre pouvoir législatif dont je suis le garant en ma qualité de Président de l’Assemblée nationale ».
Le responsable, s’exprimant au nom des membres du Congrès, a souhaité « voir le Président de la République répondre favorablement à l’Appel de l’ensemble des Djiboutiens, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, d’accepter et de briguer un nouveau mandat et de se porter candidat Incha Allah à l’élection Présidentielle de 2010 ».
Le Chef de l’Etat, M. Ismaïl Omar Guelleh, a également prononcé un discours dans lequel il a exprimé sa joie immense de se retrouver en famille à l’occasion de ce congrès annuel de son parti.
Le Président de la République et Président du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP), s’est dit heureux « d’avoir eu l’honneur, à un moment donné de notre Histoire, l’Histoire de cette grande Nation djiboutienne, d’être celui qui porte cette chaîne, celui qui lui donne le ton et l’impulsion nécessaire pour aller toucher l’Horizon ».
M. Ismaïl Omar Guelleh a remercié les militants du parti RPP, de la coalition de l’UMP et le peuple djiboutien dans son ensemble, pour « es appels, les motions de soutien, les manifestes que vous ne cessez de m’adresser pour la poursuite de nos efforts dans l’édification de cette société d’avenir ».
« Ces manifestes comptent pour moi parmi les meilleures marques d’encouragement et de confiance dans la conduite de mes responsabilités à la tête de l’Etat », a-t-il dit.
Tout en se donnant « le temps de la réflexion et de la mesure, nécessaire avant de se prononcer en vue d’endosser, une nouvelle fois, une telle charge », le Chef de l’Etat a reconnu néanmoins que « cela ne nous empêche pas de considérer l’initiative des représentants du peuple qui ont introduit, récemment, une intention de proposition de loi portant sur une éventuelle révision constitutionnelle ».
« Cette révision constitutionnelle en soi est une chose positive dans la mesure où elle traduit les récentes évolutions et les nouvelles exigences de la société djiboutienne », a-t-il concédé en proposant toutefois « pour qu’il y ait un consensus national autour de cette question d’intérêt général », « la mise en place d’une Commission Nationale ad hoc pour que vos aspirations, les aspirations de nos concitoyens soient mieux traduites ».
Le 10ème congrès du RPP a également servi de moment opportun pour les autres ténors des partis membres de l’Union pour la Majorité Présidentielle, à savoir le FRUD, le PSD et l’UPR, de se prononcer pour une révision de la Constitution pouvant seule permettre au Chef de l’Etat de briguer un troisième mandat à la tête de notre pays.
M. Ougoureh Kiflé Ahmed, Secrétaire général du FRUD, a déclaré que son parti « s’est prononcé sans ambigüité, je dis bien sans ambigüité, pour l’ouverture d’un troisième mandat au profit de l’actuel Chef de l’Etat ». Pour le ministre de la Défense nationale, « les raisons valables et suffisamment convaincantes qui incitent à l’initiative de ce troisième mandat en faveur de l’actuel Président qui est presque à terme de son deuxième mandat autorisé par la constitution, sont certes multiples. Mais la raison la plus forte, c’est surtout, l’absence totale ou la non existence avérée d’un candidat d’alternance, capable d’inspirer confiance et de s’attirer le consensus national aux présidentielles de 2011, c’est ce qui expose tout le monde à l’incertitude politique et aux inquiétudes nationales, car il y a vraiment des risques réels que la destinée et le règne du pays tombent demain, entre les mains de personnalités politiques négatives ou même dangereuses ».
« C’est enfin, la prise de conscience d’une telle éventualité et réalité de demain qui a le plus déterminé le choix de l’ensemble des dirigeants et des militants du FRUD, en faveur de ce troisième mandat présidentiel », a affirmé M. Ougoureh Kiflé Ahmed.
Quant à M. Ahmed Boulaleh Barreh, Président du PSD, « Le Président Guelleh est de loin, la personne politique la plus apte aujourd’hui à diriger le pays. Il a toujours été conscient de ses responsabilités. Il a toujours œuvré en faveur du dialogue ».
M. Ibrahim Chehem Daoud, Président de l’UPR, a pour sa part annoncé que son parti « soutient les résolutions des congressistes en faveur des révisions de la constitution ».