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La république de Djibouti a pris son indépendance dans la nuit du 26 au 27 juin 1977. Trois cents ans de présence françaises sur le continent africain s' achève ainsi. La jeune république de Djibouti a pris plusieurs formes au cours de son existence. En 1862, le sultan de Rahayto avait cédé à la France la rade d' Obock contre 10 000 thalers d' argents. Le gouverneur Léonce Lagarde prenne possession du lieu en 1884 après avoir signé d' autres traités avec des chefs afars et somalies. Il délaissa Obock au profit de Gabouti, une localité située au sud est du tadjourah., rébatisée Djibouti. Le trafic portuaire du chemin de fer inauguré en 1917 fut l' origine de la prospérité de la cote françaises des Somalis, devenue en 1958, territoire d'outre mer. Rebaptisé en 1967 territoire françaises des afars et issas[TFAI] . Pendant 10 ans, la colonie fut en proie à l' agitation politique et sociale. La ligue populaire africaine pour l' indépendance [LPAI] crée en 1975 et dirigée par Hassan Gouled Aptidon, remporte le référendum d' autodétermination du 8 mai 1977, puis le législatives. Le président actuel de Djibouti,Ismail Omar Guelleh, était désigné comme membre de la délégation chargée de mener des négociations sur l' indépendance à Paris en 1976. Le TFAI prend le nom de la république de Djibouti, se choisit "Unité,Egalité, paix" pour devise et devient enfin un pays indépendant. Djibouti naît dans un contexte régional dramatique, marqué par la guerre entre l'Ethiopie et la Somalie qui se déchirent au sujet de l'Ogaden et du leadership régional. Pour résister aux tentatives d'annexion, Djibouti passe un accord de défense avec la France, qui maintiendra une base militaire permanente de 4500 hommes. S'ajoute à cela et en début 1978 , la rupture entre président Aptidon de la communauté issa et son premier ministre Afar Ahmed Dini Ahmed qui fragilisera la jeune république. Un an plus tard, Hassan Gouled fonde le rassemblement populaire pour le progrès {RPP}, transformé plus tard en parti unique.L' adhésion à la ligue arabe et à l' organisation de la conférence islamique {OCI} permet aux pays de beneficer de l' aide arabe. Le roi Fahad d' Arabie Saoudite finance la route unitélongue de 180 Km, qui relie la capitale à Tadjourah. Djibouti consomme beaucoup mais ne produit rien.. La population croit à une vitesse exponentionnelle. S' ajoute en plus les fléaux des réfugies,Ethiopiens et Somaliens, chassés par la famine et les guerres. La dette atteint à un niveau préoccupant au milieu des années 80. EN 1990 , les régions frontalières de Djibouti basculent. La somalie se dislogue et sombre dans l' anarchie. Au même moment , le régime communiste du négus rouge Ethiopiens Mengistu s'effondre en 1990, vaincu par les rebellions tigréenne et érythréenne. A Djibouti, la contestation afar se radicalise avec la création en 1990 du front pour la restauration de l'unité et de la démocratie{FRUD} qui, un an plus tard se transforme en rébellion armée. Il faut attendre mai 2001, date de la conclusion des négociations avec Ahmed Dini, pour arriver à un règlement définitif du conflit Entre-temps, en 1999, Hassan Gouled s'éclipsa de la scène politique, et son directeur du cabinet ,Ismail Omar Guelleh, devena le deuxième président de la république à la faveur de premières élections pluralistes . Un multipartisme limité à quatre formations fut instauré en 1992 en guise de réponse aux revendications du frud. Djibouti bascule dans l'ère du multipartisme intégral en 2002. Ismail Omar Guelleh est le fils de Omar Guelleh ayant fait parti dans les années 30 de la première vague d instituteur autochtones avant de travailler pour la compagnie du chemin de fer et le petit fils de Guelleh Batal, une des grandes figures des notables djiboutiens qui cosignèrent le traité additif avec la France. Le 27 juin 1977, il n' a que 30 ans, l’ ancien président de la république l' appelle à ses cotés pour lui confier la lourde responsabilité du chef de cabinet. Le jeune chef de cabinet doit aussitôt gérer deux défis majeurs. - assumer la lourde tache de la sécurité intérieure et extérieure du pays. - Maîtriser les risques d' affrontement interethniques Militant du RPP depuis sa création le 4 mars 1979 puis président du comité central en 1981, il dirigea la commission culturelle des partis. En 1987, il intègre la plus haute instance politique de la formation et devient membre du bureau politique. Ses qualités de fin politique se sont montrées déterminantes lors de la signature des accords de paix de paix entre le gouvernement et frud. I.O.G accède au poste du 3ieme vice président du bureau politique. Elus sur un ambitieux programmes de transformations économique et social, Ismail Omar Guelleh parvient à séduire les investisseurs du Golfe, et en premier lieu ceux de Dubaï, qui décident la construction d' un port à conteneurs ultramoderne sur le site de Doraleh, aussi une raffinerie de pétrole et un hôtel de luxe. Djibouti, dont la valeur géostratégique a été redécouverte après les attentats du 11 septembre 2001 et le début de la traque de l' organisation terroriste transnational AL-QUAIDA, affirme sa vocation de hub d' affaires régional et international. Après la dernière élection régionale, les élections législatives de 2008 se profilent. Les rapports entre les composantes de la coalition majoritaire, l' union pour la majorité présidentielle ( UMP) se sont apaisés. L' alliance est solide, elle tient depuis huit ans et irons donc unis aux élections. L' UMP s' attende aussi l arrivée dans le groupe d' une cinquième composante, l' union des partisans de la reforme( UPR). Nous pouvons dire aujourd'hui que l espoir vient de renaître pour tous les djiboutiens. Président Ismail Omar Guelleh conduit le peuple vers le progrès . Quels que fusent ses défauts, le modèle de développement Guellien s' avère efficace pour tirer Djibouti de son archaïsme. Quelle sera la nouvelle stratégie de l' opposition Djiboutienne pour les élections législatives de 2008? A suivre dans djibnew |