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Le renversement de la situation en somalie n' augure pas encore le retour de la stabilite dans ce pays de la corne de l' Afrique.Mogadisho reste toujours le theatre des accrochages entre le gouvernement et les milices qui se deroulent quotidiennement en se soldant par des centaines des morts.La Somalie, pays en proie à un conflit depuis 16ans, la tradition du port des armes est très ancrée parmi les chefs de guerre et leurs milices Depuis le debut de la guerre civile , les somaliens s' arment puis s 'enrolent comme miliciens et gardes du corps auprès de ceux qui peuvent les payer, tout en se servant de leurs armes pour rançonner les habitants. Les operations lancées par le gouvernement pour desarmer les milices se sont soldés par un échec. D autre part, l accord entre le gouvernement somalien et les principaux chefs de guerre qui ont accepté de rendre leurs armes et d integrer leurs hommes ausein des forces de securité n'est aboutit à rien. Mais la question du desarmement reste problematique de nos jours. Malgré l'instauration de la loi martiale en somalie, la violence existe à mogadisho ou armés et miliciens pullulent depuis le debut, il y a 16 ans, de la guerre civile dans ce pays. Mais, il y a surtout la question des islamistes et de l intervention americaine dans ce pays. Le fiasco de l ingerence militaire americaine s'est répété à plusieurs reprises au cours des deux dernières décennies sous differents arguments et pretexts. Il tournait toujours autour de la defense des interet americains face aux pouvoirs sovietiques dans l est de l Afrique avant le changement des conjonctures mondiales En 1992, Washington avait lance une operation appelée Rendre l espoir [ Restore hope] sous pretexte d aider les victims de la famine et de reinstaurer la paix dans une somalie déchirée par des batailles sanglantes entre les chefs de guerre. L'O.N.U avait d' ailleurs pris part à cette campagne. Mais elle a aboutit à un fiasco et 30 soldats americains ont été tués dans des batailles dirigées par Mohamed Farah Aidid et leurs corps ont été éxhibés à travers les rues de Mogadisho. C est alors que Clinton avait decidé de retirer ses troupes Puis en 1998, à la suite de l attaque des ambassades americains au Kenya et en tanzanie, la somalie a été placée sous un vif controle; accuse d' arbiter des elements terroriste d' Alqaida. Les Etats-unis n'ont jamais été loin des conflits internes en somalie. Des conflits qui ne se sont jamais eteints entre les chefs de guerre d une part et les islamistes d' autre part Washington s' etant alors empressé de soutenir les chefs de guerre qui ont pillé la somalie et suscité l'hostilité de leur peuple. L'ingerence americaine a aboutit à un echec flagran et les tribunaux islamistes sont sortis victorieux alors que l on comptait des centaines des morts des deux cotés. Ce dont nous sommes temoins aujourd'hui est le dernier episode de l ingerence americaine par procuration via l'Ethiopie. En effet les états-unis soutiennent financièrement ce pays pour lancer une offensive écrasante contre les islamistes. Ils ont participé à des raides aèriens pour poursuivre ceux qui fuyaient et les empecher de s echapper à traver les frontiers du Kenya. Comme ce fut le cas en Iraq, les americains ou les Ethiopiens ont apporté sur leurs chars un nouveau president somalien qui n'avait pas mis les pieds en somalie depuis 1978 Sa premiere declaration fut que les Etats-unis avaient le droit de frapper n'importe ou afin de poursuivre Al-gaida. Chaque intervention militaire americaine survenait loin de la légitimité internationale. Puis les états-unis demandaient à des forces de l' Onu ou à des forces africaines de server leurs objectifs. Mais ils ne parviennent toujours pas à instaurer la paix. Les pays arabes et islamiques ainsi que la ligue arabe dont la somalie est membre n'ont donné aucune signe de vie sur ce sujet. C est le silence de l'impuissance, car ils ont pris l'habitude de voir les pays étrangers s'ingerer dans leurs affaires internes et régionales. La presence des forces des tribunaux islamistes a suscité la crainte de l'egypte qui a beni l' intervention Ethiopienne. Dans ce contexte plusieurs questions s' imposent. Ce sont d' ailleurs les memes questions posées par le president Erytréen dont le pays a subit des attaques éthiopiennes ces dernières années. Est-ce que l'Ethiopie est devenue la seule force régionale reconnue dans l afrique de l'est? Quelles sont les consequences des équilibres fragiles autour d'elle? Ceci signifie t –il que l'influence égyptienne et arabe a entièrement disparu de l'est de l'Afrique? |